Être jeune maman et Fibromyalgie

Après mes précédents articles : « Tomber enceinte et Fibromyalgie » et « Être enceinte et Fibromyalgie« , c’est tout naturellement que je souhaitais aborder le thème de la jeune maman fibromyalgique.

Autant les deux premiers articles ont un lien direct avec le médical, autant celui-ci est moins évident. Mais étant donné que ce rôle de jeune maman et son impact sur la maladie sont d’une grande importance pour moi, je souhaitais l’aborder à travers un article. Peut-être parlera-t-il également à d’autres personnes.

Les suites de l’accouchement :

Comme vous avez pu le lire dans mon article « Être enceinte et Fibromyalgie« , l’accouchement n’a pas été rapide ni sans douleurs. Mais il s’est finalement bien déroulé pour toutes les deux, ce qui était le principal de mon point de vue.

La période de lune de miel que j’avais connue pendant ma grossesse avec la mise en sommeil des douleurs n’a bien entendu pas perduré après l’accouchement.

Comme pour toute jeune maman, ont commencé les douleurs des suites de l’accouchements, agrémentées par celles de la fibromyalgie.

Et bien sûr les douleurs n’ont pas été les seules suites de la grossesse et de l’accouchement.

Dessin traitant des douleurs de la femme après la grossesse et l'accouchement

Les maux de la femme, après la grossesse et l’accouchement, mal au dos mais pas que… – crédit photo : allomamandodo

Alors comment y faire face quand on est fibromyalgique ?

La réponse la plus logique pour grand nombre de personnes est qu’il me fallait penser à moi et recourir aux solutions qui allaient me demander le moins d’effort.

Mais de mon côté je voulais offrir le meilleur à mon bébé, et je ne voulais pas qu’elle ait « moins » ou qu’elle souffre de cette situation.

Vous me direz qu’encore une fois je faisais passer les besoins de quelqu’un d’autre, mon bébé, avant les miens. Et en fait, oui, au début, c’est ce qu’il s’est passé. Puis finalement, avec le temps et la réflexion, il m’est apparu que ce n’était pas le cas. Les choix que j’ai faits se sont révélés être les meilleurs pour toutes les deux, et donc pour tous les trois, Mister Papa, Maman et Happy Bébé.

Quels choix avons-nous faits pour élever notre enfant ?

Notre réflexion avant sa naissance :

Avant la naissance de notre fille, Mister Papa et moi nous étions très peu documentés. La grossesse se passait au mieux, elle avait été très attendue. Nous n’avions pas envie à ce moment là de nous poser des milliers de questions en avance de phase.

De plus nous avions tous deux dans notre métier des tonnes de choses à gérer, nous voulions accueillir cette aventure un peu plus au jour le jour. D’ailleurs les achats pour bébé et la liste de naissance ont été faits très tardivement. Un peu comme quand vous vous y prenez le 24 Décembre pour finaliser les cadeaux de Noël.

Le père Noël est en retard pour la distribution

Oups en fait il ne reste pas beaucoup de temps pour finaliser les achats

Il existe de nombreux ouvrages, que beaucoup de parents dévorent avant même l’arrivée du bébé, sur le sommeil, les phases de développement, l’alimentation… De notre côté nous avions décidé de nous faire confiance et nous nous sommes renseignés au moment voulu lorsque nous avons été confrontés à une situation difficile.

Les choix que nous avons faits :

Il y avait une chose que je voulais absolument tenter c’était l’allaitement. Je dis « tenter » parce qu’on fait toujours des prévisions sur ce que l’on voudrait faire, et puis dans la réalité, parfois ce n’est pas possible.

Pourquoi l’allaitement ? Tout simplement parce que j’étais un bébé souvent malade. Rien de grave (allergies, bronchites, angines, rhino-pharyngites…) mais à choisir j’aurais préféré éviter cela à mon bébé. Et pour moi l’allaitement était un moyen efficace de renforcer ses défenses immunitaires.

Photo d'un bébé endormi , déguisé en superman

L’allaitement, une solution pour un super bébé ?

Au final, beaucoup des choix que nous nous avons faits après sa naissance se sont rapportés à ce qu’on appelle aujourd’hui le « maternage ». Alors qu’est-ce que c’est et comment cela peut-il cohabiter avec la fibromyalgie ?

Voici quelques liens vers des sites traitant du maternage :

Je précise que ce qui va suivre n’est bien sûr que ma vision du maternage… Je vous demande donc de considérer mes propos avec toute bienveillance, comme pour la fibromyalgie, chacun a des ressentis et des visions différents.

Le maternage :

Je trouve qu’il est difficile de donner une définition objective du maternage. Beaucoup d’articles que j’ai lu sont souvent très orientés, pour ou contre.

En France, les termes « maternage proximal ou intensif » sont souvent utilisés. Des notions qui tendent à montrer la pratique comme excessive. C’est un débat purement français, dans d’autres pays, les pratiques du maternage font partie de la norme.

Le maternage est un courant qui est venu des Etats-Unis et qui est basé sur les théories de l’attachement de John Bowlby. La maman va répondre aux besoins du bébé quels qu’ils soient, pas uniquement ceux de nourriture, repos, hygiène… mais également ceux de câlins, réconfort, proximité… qui sont mis au même niveau d’importance que les autres.

On pourrait dire qu’il y a différents degrés de maternage. Dans notre cas personnel, nous n’en avons pas adopté toutes les facettes pour diverses raisons, mais c’est un courant dont je me sens proche, et ceci de plus en plus.

Les détracteurs du maternage :

Les détracteurs du maternage mettent en avant les notions suivantes :

  • le féminisme : selon les féministes, le maternage serait une entrave à la liberté des femmes. Pour moi, cela n’a jamais été le cas, j’ai choisi d’avoir un enfant et de lui donner le meilleur. Bien sûr, ma vie serait sans doute différente sans enfant. J’aurais plus de temps pour moi. Mais je ne vivrais pas tous ces moments avec mon enfant, ce que j’ai choisi. Et il en est de même pour Mister Papa.
Dessin de femmes manifestant avec une banderole "les féminismes"

Le maternage, anti-féministe ?

  • la place des pères : il est évident que Mister Papa n’a pas pu allaiter à ma place. Mais il a plu s’impliquer de bien d’autres façons. Et participer lui aussi au « maternage ». En ce sens le terme est sans doute mal choisi. Peut-être devrions nous parler de « parentage » ?
Photo d'un père changeant la couche de son bébé

Le maternage éloigne les pères du bébé ?

  • l’avenir des enfants : l’absence de séparation avec la mère et l’absence de frustrations pourrait être un frein à certains phases de développement de l’enfant. D’une part je ne pense pas que ces enfant soient réellement exempts de toutes ces frustrations. D’autre part, ne pas répondre à leurs besoins, ne serait-il pas également un frein à d’autres phases de développement ?

C’est ce que tendent à montrer les nouvelles recherches en neurosciences. Le livre de Catherine Gueguen explique d’ailleurs cela très bien. C’est un cadeau que j’ai fait à Mister Papa. Il avait besoin que je lui prouve scientifiquement que nous devions revoir notre mode de pensée sur l’éducation, et ne pas nous appuyer sur notre expérience personnelle.

Pour les réfractaires, ou lorsque vous même vous avez des doutes, je vous conseille la lecture de ce livre que vous trouverez sous différents formats :

Couverture du livre de Catherine Gueguen

Couverture du livre de Catherine Gueguen : Pour une enfance heureuse

  • format broché ;
  • format kindle pour les adeptes de la liseuse ;
  • format poche parfois plus pratique à transporter.

Les grands principes du maternage :

  • L’accouchement naturel
  • L’allaitement long
  • Le portage
  • Le co-dodo
  • L’ Hygiène Naturelle Infantile (HNI)
  • L’éducation non violente

L’accouchement :

La pratique du maternage :

Beaucoup de parents adoptant le maternage choisissent un accouchement naturel. Il se pratiquera souvent à la maison avec une sage-femme ou une doula.

Description du métier de doula en dessin

Une doula késako ? crédit photo : association doulas de france

Ou à défaut, à l’hôpital, les femmes ne feront pas appel à la péridurale.

Suivant ce courant, de plus en plus d’hôpitaux proposent aujourd’hui des chambres d’accouchement spécifiques, moins médicalisées : travail dans l’eau (piscine, baignoire), utilisation de ballons, de positions plus physiologiques : accroupie, suspendue à quatre pattes…

Comment cela s’est-il passé pour moi ?

De notre côté, à ce niveau là, je dois avouer que nous n’avons suivi aucun de ces principes. J’aurais bien aimé avoir cette confiance là en moi. Mister Papa aurait été beaucoup moins partant…

Je ne connaissais pas du tout ces pratiques, j’étais formatée par notre société moderne. Pour moi, l’accouchement se passait à l’hôpital. Dans mon esprit, les cas d’accouchement à la maison devaient sans doute être très épisodiques et liés à des situations où il n’avait pas été possible aux parents de se rendre à l’hôpital à temps.

Nous nous en sommes totalement remis au corps médical. Et au final celui-ci a été nécessaire. En effet, j’ai eu recours à l’ocytocine de synthèse et à la péridurale.

Et la fibromyalgie dans tout ça ?

Ma pathologie me faisant redouter une grossesse et un accouchement particuliers, voire difficiles. Nous n’avons donc pas opté pour un accouchement à la maison ou non médicalisé. Dans ce cas, la fibromyalgie a totalement orienté mes choix.

Nous sommes aujourd’hui dans une société très artificielle. Tout a été pris en charge dans notre vie. Même l’accouchement ! Alors que celui-ci est un processus naturel, fait par les femmes depuis des millénaires, sans assistance.

Bien sûr, tout n’est pas à rejeter. La médicalisation a permis de diminuer significativement la mortalité infantile et maternelle. Et c’était bien le but. Comment savoir comment un accouchement va se passer ?

Peut-être qu’en étant dans un autre état d’esprit, un autre environnement que l’hôpital, en ayant eu d’autres conseils lors de ma grossesse, j’aurais pu accoucher sans ocytocine de synthèse ni péridurale. Cela se serait peut-être passé autrement.

Femme enceinte en position de méditation

J’aurais bien voulu connaître un accouchement serein, moins médicalisé

Mais je sais que Mister Papa ne m’aurait pas suivi sur cette voie. Et même si l’accouchement est 100% féminin dans la réalisation, nous prenons toutes les décisions conjointement. Ce bébé c’est le nôtre. Et c’est important pour nous d’être d’accord, je pense que cela aide à l’harmonie familiale.

L’alimentation :

La pratique du maternage :

L’OMS préconise un allaitement exclusif jusqu’à l’âge de 6 mois, et un arrêt définitif vers 2 ans. Mais les adeptes du maternage allaitent parfois beaucoup plus longtemps, jusqu’à 4, 5, voire 6 ans.

Comment cela s’est-il passé pour moi ?

L’allaitement exclusif :

Alors allaitement maternel ou biberon ? La grande question !

De mon côté, j’avais choisi de ne reprendre le travail qu’aux 6 mois de Happy Bébé, et donc de l’allaiter jusqu’à cet âge là. Même si reprendre le travail n’empêche pas d’allaiter. Ce n’est donc pas un allaitement long. Enfin ça c’était la théorie…

Theory vs Practice

La théorie versus la pratique, pas toujours équilibré

Par chance, je n’ai pas eu de difficultés à allaiter, juste une petite phase d’adaptation. Notre bébé n’a, quant à elle, eu aucune difficulté.

Bien sûr, dans l’optique de me libérer du temps pour, notamment, recommencer mes séances de kinésithérapie, nous avons essayé de lui donner le biberon avec mon lait au bout de quelques semaines. Pas trop tôt, afin de ne pas perturber l’allaitement. Et elle a pris ce premier biberon.

Dessin d'une femme avec une cape de super héros

Je me suis sentie en super woman quand Happy Bébé a pris ce biberon, cela fonctionnait !

J’ai donc pu recommencer mes séances de kinésithérapie. Et finalement les biberons que je préparais n’étaient jamais pris. Happy Bébé attendait sagement le retour de Maman pour téter, ce qui allait très bien à Mister Papa.

Jusqu’au jour où Catastrophe elle a eu faim et je n’étais pas là !

J’ai dû rentrer rapidement lui donner la tétée car Happy Bébé n’acceptait pas le biberon et Mister Papa ne savait pas quoi faire.

Dessin d'une petite fille refusant son biberon de lait

La réaction d’Happy Bébé a été beaucoup plus explosive que sur le dessin ! – crédit photo : cooking for my baby

C’était une situation difficile car Happy Bébé ne pleurait jamais. Tout est rentré dans l’ordre avec la tétée, mais la question maintenant était : comment arriver à lui faire prendre le biberon ?

Nous avons essayé beaucoup de choses et nous avons essayé tous les jours :

  • des biberons : de différentes marques, de différents systèmes
  • des tétines : en caoutchouc, en silicone
  • des laits : maternel et maternisés
  • des techniques : avec maman, sans maman…

Rien ne marchait. Beaucoup nous disait : « un bébé ne se laisse pas mourir de faim, elle prendra le biberon ». Mais nous nous refusions à la laisser pleurer pour la forcer à prendre le biberon, et de toute façon cela ne fonctionnait pas.

Vers ses 4 mois, j’étais totalement épuisée. Je n’en pouvais plus de la fatigue de l’allaitement, ajouté à cela la fatigue des derniers mois sans sommeil réparateur et celle due à la difficulté pour l’endormir. Mais je ne voyais pas d’autre solution qu’essayer encore et encore.

D’autres théories avançaient que lorsque la maman allait reprendre le travail et que le bébé allait être gardé, miraculeusement le bébé accepterait le biberon.

Ma nounou était d’ailleurs une « ancienne », proche de la retraite, et très bienveillante avec les enfants. Elle-même m’avait dit ne jamais avoir gardé de bébé refusant le biberon dans toute sa carrière. Et bien cela a été le premier.

Dessin Houston We have a problem

Allo Houston ? On a un problème, Happy Bébé ne veut pas le biberon

Heureusement, notre nounou habitait juste à côté de chez nous. J’y suis donc allée pour allaiter Happy Bébé. Elle n’arrivait pas à la calmer car elle n’acceptait pas le biberon. C’était un essai d’adaptation avant les vacances. Et à la rentrée, il allait falloir trouver une autre solution.

Notre solution pour diminuer l’allaitement maternel exclusif :

Heureusement dans mon entourage, j’ai pu rencontrer d’autres personnes dont le bébé avait refusé le biberon. Et elles m’ont donné la solution… des yaourts. Happy Bébé a adoré. Cela nous a sauvé !

Bébé mangeant à la petite cuillère

Bébé refuse le biberon, essayez les yaourts !

Happy Bébé a ainsi pu aller sereinement chez nounou la journée grâce aux yaourts. Et je l’allaitais le reste du temps, tout en continuant à lui proposer du lait maternisé ou maternel au biberon.

Et finalement, au bout de quelques temps, un peu avant ses 1 an, Happy Bébé a accepté de boire du lait à la tasse à bec Tommee Tippee. Cela a permis de diminuer les tétées au fur et à mesure. La dernière tétée, juste avant le dodo, s’est arrêtée d’elle même, choisie par Happy Bébé, à ses 14 mois.

La diversification :

Beaucoup de parents maternant pratiquent également la DME. Késako ce truc encore ?

Dessin représentant la DME

La DME, késako ? – crédit photo : cooking for my baby

C’est la Diversification Alimentaire menée par l’Enfant. 

La diversification alimentaire s’opère vers 4, 5, 6 mois. Savoir à quel âge commencer n’est d’ailleurs pas facile. Suivant les années, les pédiatres recommandent de commencer plus tôt, ensuite c’est plus tard… Pas facile de s’y retrouver. Enfin bref.

Comment cela se passe-t-il la plupart du temps ? Papa ou Maman, nous en fait c’est plutôt Mister Papa, prépare des purées de légumes et des compotes de fruits et les propose à Bébé petit à petit.

Avec la DME, c’est tout à fait différent car l’enfant est autonome dans son alimentation. Cela démarre d’ailleurs plus tard, quand l’enfant se tient assis tout seul. Lui sont alors proposés des aliments solides de petite taille pour qu’il puisse goûter et tester à sa convenance.

Vous trouverez plus d’information dans cet article des Pros de la petite enfance.

Encore une fois nous ne connaissions pas ce concept à l’époque. Et quand il m’a été vaguement expliqué cela m’a un peu effrayée. J’ai tout de suite vu mon bébé s’étouffer. En fait cela m’avait été TROP vaguement expliqué. Avec plus d’information je trouve que c’est une pratique intéressante.

Et la fibromyalgie dans tout ça ?

Avec la fibromyalgie, l’allaitement me fatiguait beaucoup. Il fallait arriver à trouver des positions confortables pour moi (pour mon dos), et pour elle.

Je m’étais imaginé allaiter jusqu’à ses 6 mois en introduisant petit à petit le biberon. Mais comme décrit précédemment j’ai vite déchanté. Cela a été bien plus long.

Clairement l’allaitement a été une vraie bataille. Mais je dois dire que cela s’est grandement amélioré à partir du moment où j’ai eu un peu d’aide la journée avec nounou pour s’occuper d’Happy Bébé et aussi quand j’ai lâché prise.

Dessin sur le sol d'une petite lâchant un ballon

J’ai lâché prise lorsque j’ai pu prendre un peu de repos

En effet, accepter que je ne maîtrisais pas son sevrage m’a aidé à l’appréhender de manière beaucoup plus sereine et à ne pas me fixer sur des dates. Finalement tout est arrivé au moment adéquat pour elle. Et de mon côté j’ai trouvé des solutions pour combler mes propres besoins, notamment le repos.

La DME aurait également été intéressant en termes de gain de temps. Au lien de préparer quantité de petits pots, de les congeler… Faire participer Happy Bébé à nos repas en lui proposant la même chose que nous mais en petites quantités adaptées à elle aurait été plus simple. 

Et je pense qu’elle aurait adhéré car elle a très rapidement rejeté les purées et les compotes pour manger comme nous, des morceaux !

Le portage :

La pratique du maternage :

Tous les parents portent leurs bébés. Mais dans le cas du maternage, cela prend beaucoup plus d’importance.

Il n’est pas rare que les parents portent leurs bébés, dans une écharpe de portage ou un porte-bébé physiologique, dans toutes les situations, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur de la maison :

  • en effet, pour certains, exit la poussette. Autant garder bébé toujours contre soi lorsque l’on est à l’extérieur;
  • et à l’intérieur bébé participe également à toute la vie de la maison depuis son écharpe – laissant au parent les mains libres pour vaquer à ses occupations.

Comment cela s’est-il passé pour moi ?

L’écharpe :

Je m’étais intéressée au portage avant la naissance d’Happy Bébé. J’avais suivi un cours avec une association afin de connaître :

  • les différents équipements physiologiques existants : écharpe, sling, écharpe préformée, porte bébé ;
  • les différents modes de portage : devant, sur le côté, dans le dos.
Cours de portage avec bébé

Cours de portage avec bébé – crédit photo : annouchka

J’ai ainsi pu savoir ce qui serait le plus adapté pour mes problèmes de dos notamment, en lien avec la fibromyalgie –  et m’équiper avant la naissance.

Avant la naissance de Happy Bébé, j’ai donc acheté une écharpe Didymos. Il faut bien choisir la taille de l’écharpe car elle dépend de la taille du porteur. Papa et Maman ne peuvent donc pas forcément utiliser la même écharpe.

Mister Papa ne se sentait pas trop de porter Happy Bébé comme cela au tout début, j’ai donc choisi l’écharpe en fonction de ma taille.

Manque de chance, ma fille n’a pas du toute apprécié l’écharpe. Le but de ce mode de portage est qu’il soit physiologique et qu’il rappelle à l’enfant la position fœtale qu’il avait dans l’utérus, ce qui est rassurant pour lui. Alors pourquoi Happy Bébé n’en a pas voulu et se débattait dedans.

Exemple de portage avec écharpe

Le portage d’un nouveau né avec l’écharpe Didymos

Juste après la naissance d’Happy Bébé, nous avons consulté un ostéopathe. Nous voulions nous assurer que tout allait bien et aider à détendre son cou qui était un peu raide du fait du double cordon à la naissance.

Celui-ci nous a indiqué qu’Happy Bébé n’était pas en position fœtale dans mon ventre avant la naissance, mais un peu étiré de tout son long dans mon ventre. Ceci a donc expliqué qu’elle n’appréciait pas l’écharpe.

Comme quoi avant d’acheter un équipement, il vaut mieux parfois se le faire prêter quelque temps afin de s’assurer que cela nous sera utile et sur une période plus longue.

L’écharpe pré-formée :

Néanmoins, Happy Bébé réclamait beaucoup les bras. Que ce soit dans la journée ou pour s’endormir. Il me fallait donc trouver une solution car mon dos n’appréciait pas du tout.

Vers 2,5 mois, nous avons fait une autre séance avec l’association de portage et nous avons trouvé la solution qui m’a suivie pendant de loooooooongs mois. 

Toujours une écharpe de portage de chez Didymos mais pré-formée. Entre l’écharpe et le porte bébé : le Didytai. Pour l’utiliser il faut que le mener commence à tenir sa tête et soit assez tonique. Voilà pourquoi nous n’avions pas pu l’utiliser avant. 

L'écharpe préformée Didytai

L’écharpe préformée Didytai a été notre solution

Cela a été la révélation. Happy Bébé était bien tenue mais plus libre de ses mouvements que dans l’écharpe, et mes bras moins sollicités. Cela a été notre compagnon de tous les jours pendant très longtemps. 

Le porte bébé physiologique :

Plus tard, lorsqu’elle a été plus grande, Mister Papa s’est procuré un porte-bébé physiologique Boba. Je m’en sers encore aujourd’hui car il est possible de porter Happy Bébé jusqu’à ses 20 kgs ! Cela nous laisse encore de la marge car elle a plutôt un format crevette.

Porte bébé Boba

La solution de papa, le porte-bébé Boba

Et la fibromyalgie dans tout ça ?

J’ai évoqué ma fibromyalgie lors du cours de portage que j’ai effectué avec l’association. 

Du coup, le portage sur le côté avec un sling s’est de suite éliminé. Le mieux aurait été le portage dans le dos. Mais c’est une habitude qui a été perdue dans notre société moderne et donc beaucoup de parents, comme moi, n’osent pas l’utiliser surtout avec de très jeunes enfants.

Maman portant son bébé dans le dos

Le portage dans le dos, le mieux adapté à la fibromyalgie

Il me restait le portage devant. Je l’ai longtemps pratiqué avec le Didytai et dès que j’ai pu je suis passée au portage dans le dos. En fait dès que je me suis sentie rassurée, qu’elle a été plus grande pour se positionner d’elle même dans mon dos et s’accrocher à moi.

En tant que fibromyalgique, il m’a souvent été conseillé de la porter moins, que cela me fatiguait. Mais au final, qui ne porte pas son enfant ? J’ai trouvé préférable d’avoir une solution de portage adaptée. Ce contact régulier a également permis une situation et une relation apaisées avec Happy Bébé, bénéficiable à la pathologie.

Hygiène :

La pratique du maternage :

Je considère qu’en termes d’hygiène infantile, il y a différents stades et différentes pratiques en maternage, à opposer aux couches jetables classiques :

  • couches jetables écologiques : toujours des couches jetables mais avec moins/pas de produits nocifs comme les parfums, les plastiques, le chlore. 
Photos de couches jetables écologiques

Quelques marques de couches jetables écologiques

  • couches lavables : pour remplacer les couches jetables il existe plusieurs systèmes : des tout-en 1 qu’il faut changer à chaque fois, des tout-en 2 comprenant une culotte et des inserts.
Photo d'ustensiles de couches lavables

Les couches lavables, une solution pour le maternage – crédit photo : écomaman

  • hygiène naturelle infantile (HNI) : il s’agit du principe de maternage le moins pratiqué mais qu’il est intéressant de connaître. Le concept consiste à guetter les expressions de l’enfant pour lui présenter le pot ou un récipient adapté lorsqu’il a besoin d’éliminer de l’urine ou des selles.
Infographie sur le HNI

Le HNI, comment ça se passe ? quels sont les signes ? – crédit photo : miss psychomot

Comment cela s’est-il passé pour moi ?

Le test des couches jetables :

Lors de ma grossesse, en discutant avec Mister Papa, nous avions décidé que nous essayerions l’allaitement et le portage. Honnêtement nous ne nous voyions pas à l’époque tenter les couches lavables. Cela nous semblait trop de défis à la fois.

Je commençais alors tout juste à m’intéresser aux produits chimiques contenus dans les cosmétiques et produits ménagers. J’ai commencé à faire ma lessive maison avant la naissance d’Happy Bébé.

Je me suis donc intéressée aux couches jetables écologiques. Mister Papa ne voyait pas trop l’intérêt. Beaucoup de nos proches avaient des jeunes enfants et utilisaient des couches classiques.

J’ai donc acheté des couches des deux types : des classiques, des Pampers, et des écologiques, des Naty.

Vous trouverez d’ailleurs un article listant les avantages des couches Naty sur le site papa Life.

Au début nous avons utilisé les deux types de couches alternativement. Il y a eu des fuites bien entendu, avec les deux marques. Mais plus avec les Naty finalement, et donc Mister Papa n’a plus voulu en entendre parler.

Dessin humoristique sur le changement de couche de bébé

Alerte, gros caca explosif à changer – crédit photo : bonjour grossesse

Jusqu’à… un énorme érythème fessier.

Il s’est révélé que les couches en était responsable. Le paquet de Pampers n’a donc même pas été fini et nous sommes revenus aux Naty. Il n’y a plus jamais eu de soucis. Les fuites que nous avions connues étaient finalement classiques quelles que soient les couches. Et les formes des Naty étaient peut-être moins bien adaptées au petit gabarit d’Happy Bébé à sa naissance.

Le test des couches lavables :

Lorsqu’elle a été plus grande, j’ai voulu tester les couches lavables. Elle était plus grande, commençait à être sevrée et à faire ses nuits. J’étais donc plus reposée et prête pour un nouveau défi : diminuer la quantité de poubelles !

Que ce soit des couches écologiques ou pas, la quantité de poubelles créée est énorme.

Comparatif couches lavables et couches jetables

Le bilan écologique des couches jetables versus couches lavables est sans appel

J’ai donc testé deux systèmes : les tout-en 1 et tout-en 2 ; mais aucun des deux n’a eu de franc succès auprès d’Happy Bébé. Il faut avouer que, quel que soit le système, les couches lavables sont beaucoup plus épaisses que les couches jetables. Et vu qu’Happy Bébé commençait à marcher, cela la gênait.

Et la fibromyalgie dans tout ça ?

Clairement, le fait que nous ayons utilisé des couches jetables écologiques, plutôt que classiques, n’a forcément pas eu d’incidence sur ma fibromyalgie. Plutôt sur le porte-monnaie…

Des couches lavables auraient généré un peu plus de travail. A peu près une machine à laver de plus tous les 3 jours. Une tâche de plus à rajouter à la liste. J’aurais aimé pouvoir le faire mais à l’époque je ne vois vraiment pas où j’aurais pu caser ce temps en plus.

Sommeil partagé :

La pratique du maternage :

Les termes les plus utilisés sont cododo ou encore cosleeping. Là encore il y a plusieurs écoles :

  • bébé dort dans la même chambre que ses parents mais dans un couffin séparé du lit des parents.
  • bébé dort dans un couffin accolé au lit des parents.
  • bébé dort dans le lit parental.
Maman et bébé en cododo

La pratique du cododo

Comment cela s’est-il passé pour moi ?

Au retour de la maternité je ne me voyais pas mettre mon tout petit Happy Bébé dans son énorme lit loin de moi. 

Et aussi, vu que je l’allaitais, je ne me voyais pas non plus me lever toutes les 2h30 pour aller dans sa chambre l’allaiter vu l’état de fatigue.

Nous avons donc installé son couffin à côté de nous dans notre chambre jusqu’à ses 4 mois environ. Ensuite vu qu’elle ne rentrait plus dans son couffin… nous l’avons installée dans sa chambre.

Durant cette époque, et même après, l’endormissement a toujours été difficile. Parfois la seule solution a été de la faire dormir dans notre lit.

Parents et petit garçon en cosleeping

Le cosleeping, oui parfois, mais toujours en sécurité

Néanmoins nous avons toujours appliqué des règles de sécurité pour que le cododo soit sans danger. Vous en trouverez la liste dans ces 2 articles :

Et la fibromyalgie dans tout ça ?

Clairement tout ce qui pouvait me générer moins de fatigue et moins de stress était la solution à retenir. Et pour moi le cododo a été une de ces solutions.

L’allaitement à la demande a été long. Les tétées nocturnes ont été régulières et nombreuses pendant de longs mois. Se lever pour l’allaiter dans sa chambre était donc très fatiguant. 

Avoir Happy Bébé le plus longtemps possible auprès de moi a été bénéfique à tout le monde car nous étions plus reposés. J’aurais connu ces systèmes de cododo accrochés au lit des parents à cette époque je pense que nous l’aurions utilisé jusqu’à ce que les tétées nocturnes s’espacent.

Principes éducatifs :

La pratique du maternage :

Les adeptes du maternage tentent de pratiquer une éducation non violente sans punition ni fessée. Ils sont contre les VEO : Violences Éducatives Ordinaires.

Ce courant est de plus en plus suivi par notre société avec notamment la promulgation de la « loi anti-fessée » à l’été 2019.

Comment cela s’est-il passé pour moi ?

Au tout début, Happy Bébé étant toute petite, nous avons surtout tenté de répondre à tous ses besoins, qu’ils soient physiques ou affectifs.

Afin de partager de bons moments avec elle, j’ai participé à des cours de massage pour bébé.

Photo d'un bébé massé

Pour me rapprocher d’Happy Bébé, j’ai pris des cours de massage pour bébé

En plus des techniques de massage pour bébé, ces cours étaient également l’occasion de parler de tous les sujets concernant Happy Bébé pour lesquels j’aurais besoin de conseils : alimentation, hygiène…

Cela m’a permis d’avoir une ouverture d’esprit sur des sujets qui m’étaient inconnus :

  • langue des signes
  • instruction
  • parentalité…
Infographie sur la parentalité positive

La parentalité positive c’est quoi ? – crédit photo : zen en famille

Par la suite j’ai ainsi fait des recherches, j’ai lu des livres et j’ai suivi des blogs sur ce qui est souvent appelé la parentalité positive, qui s’oppose aux VEO. En voici quelques uns, ceux qui m’ont le plus marquée :

Il en existe beaucoup d’autres. Certains où je n’ai pas accroché. D’autres qui m’ont aidé un temps avec un problème particulier comme le sommeil et l’allaitement par exemple. Et que j’ai arrêté de suivre par la suite.

Il faut régulièrement faire du tri sinon on se retrouve submergé d’informations.

Dans les livres j’ai beaucoup aimé deux livres d’Isabelle Filliozat : 

Couverture livre Isabelle Filliozat

Couverture du livre d’Isabelle Filliozat : Au cœur des émotions de l’enfant

  • J’ai tout essayé : qui m’a aidé à comprendre les comportements de ma fille à partir de ses 18 mois
Couverture du livre d'Isabelle Filliozat

Couverture du livre d’Isabelle Filliozat : J’ai tout essayé !

Je n’ai pas eu l’occasion de le lire mais je pense également que le livre : Cool parents make happy kids: Pour une éducation positive accessible à tous !, du même auteur que le blog que je suis, doit être une pépite.

Couverture du livre de Charlotte Ducharme

Couverture du livre de Charlotte Ducharme : Cool Parents Make Happy Kids

Et la fibromyalgie dans tout ça ?

Étonnamment, le sujet des Principes éducatifs dans le maternage est celui qui a le plus de lien avec ma fibromyalgie.

La parentalité positive m’a obligé à me remettre en question en tant que maman, mais aussi en tant que personne. J’ai dû revoir certaines croyances, « grandir » en tant que personnalité unique.

C’est également le concept qui m’a demandé le plus d’efforts et il m’en demande encore aujourd’hui. Il a notamment fait ressortir en moi une difficulté avec la gestion de mes émotions, et notamment la colère. 

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La gestion des émotions, pas facile même adulte

C’est un sujet qui me tient à cœur comme vous avez pu le lire dans mon article « Mères toxiques et Fibromyalgie« .

Je travaille sur cette gestion des émotions tous les jours. Et le coaching que j’ai  eu la chance de suivre avec Cool Parents Make Happy Kids m’a également été d’une grande aide : c’est le coaching SOS Colères. Je vous en reparlerai dans un prochain article sur la gestion des émotions.

Conclusion :

En résumé, le maternage a été une solution bénéfique pour moi en tant que maman et en tant que fibromyalgique. Cela m’a permis d’avoir des relations apaisées, de pouvoir plus facilement me reposer et de prendre également des tournants positifs dans ma vie tant personnelle que professionnelle.

Si vous aussi vous souhaitez partager votre expérience et aider les autres personnes fibromyalgiques ou en recherche de réponse n’hésitez pas à me contacter via ma page Contact.

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