Être enceinte et Fibromyalgie

Dans mon article « Tomber enceinte et Fibromyalgie » je vous ai relaté mon parcours pour tomber enceinte.

Après un peu plus de 2 ans, j’étais enfin enceinte. Mais ce n’était bien sûr que la première étape du parcours. Comment allait se passer la grossesse ?

Grossesse et évolution des symptômes :

La première question que je m’étais posée, et que j’avais posé à mon rhumatologue, bien avant d’être enceinte était : « comment se passe une grossesse pour une personne fibromyalgique ? ».

Encore une fois, il y eut peu de réponses à la clé. J’imagine qu’il y a autant de cas différents de grossesse pour les personnes fibromyalgiques, que pour les personnes non fibromyalgiques.

Mais la bonne nouvelle était qu’il n’y avait pas de contre-indication particulière, de risque spécifique pour moi ou le bébé, par rapport à la grossesse d’une personne en bonne santé.

La seule conséquence allait être l’impact de la grossesse sur les symptômes de la maladie? Car il allait y avoir un impact ! Positif ou négatif, cela dépend des cas.

Dans mon cas, l’impact a été positif !

Dessin représentant une jeune femme les poings levés en signe de vicoire

Gagné ! – crédit photo : lutin desbois

En effet, la grossesse allait soit augmenter l’intensité des symptômes, soit la diminuer. Pour moi cela a été une diminution, des douleurs surtout. La fatigue a toujours été présente, même plus importante du fait de la grossesse. Mais étant donné que les douleurs et la fatigue sont les deux symptômes qui sont les plus handicapants pour moi, pouvoir avoir une influence positive sur l’un des deux était une très bonne nouvelle.

D’après l’expérience de mon rhumatologue, dans le cas de personnes souffrant de fibromyalgie, ou de maladies similaires en termes de symptômes, il a souvent expérimenté que ses patientes ressentaient majoritairement une amélioration lors de la grossesse. C’est plutôt une bonne nouvelle n’est-ce pas ?

Femme les bras en l'air exprimant la joie

Bonne nouvelle

Cet état de fait n’a pas surpris ma psychologue. En effet, lors de la grossesse, il y a une grande libération d’hormones, je pense que ce n’est une surprise pour personne. D’une part, ces hormones ont un effet positif sur les mamans. D’autre part, certaines hormones auraient un rôle à jouer au niveau de la fibromyalgie.

Déroulement de la grossesse :

Premier trimestre :

Quel impact cela a-t-il eu sur ma santé ?

Le premier trimestre de la grossesse a été pour moi le plus difficile.

D’une part, la fatigue s’est beaucoup accrue. J’ai même dû faire des siestes improvisées dans ma voiture entre midi et deux.

Personne dormant sur le siège avant de sa voiture

La sieste dans la voiture, pas le plus agréable, mais indispensable

Il y a également eu beaucoup de nausées. C’est le lot de toute femme enceinte. Et je les ai plutôt bien accueillies vu qu’elles étaient pour moi le symptôme que cette fois le fœtus était bien accroché. En effet lors des précédentes grossesses je n’avais pas eu de nausées.

D’autre part, je ne pouvais plus avaler certains types d’aliments. Tout ce qui était sucré par exemple fini. Tout ce qui était trop gras, pareil, fini. Au final mon alimentation s’est résumée à des féculents, des légumes à l’eau et des viandes blanches sans sauce. Rien de bien extravagant mais les nausées étaient tellement fortes que je m’y suis résolu.

Je ne connaissais pas beaucoup de moyen de soulager ces nausées. J’ai donc suivi les conseils de ma kinésithérapeute en prenant des infusions de gingembre frais. Alors ce n’est pas ce que je préfère en termes de goût, et ce n’était pas franchement très efficace, mais je n’avais pas d’autre solution à l’époque.

Enfin, il y aussi eu des aliments dont l’odeur m’a vraiment dégoûtée durant la grossesse. Principalement il s’agissait des agrumes : clémentines, mandarines et oranges. Alors je ne suis pas vraiment fan des fruits, mon compagnon m’en fait la remarque assez souvent.

Mais de là à ce que cela provoque ce genre de réactions – aussi fortes – je ne m’y attendais pas. Je ne pouvais plus rester à proximité de quelqu’un mangeant un de ces fruits et en sentir l’odeur.

Quel impact cela a-t-il eu sur les relations avec mon entourage ?

Etant donné que les précédentes grossesses n’avaient pas été menées à leur terme, nous avons bien sûr souhaité cacher cette bonne nouvelle jusqu’à la fameuse échographie du premier trimestre.

Alors bien sûr, il faut jouer au chat et à la souris avec tout le monde. Beaucoup de femmes enceintes ont dû l’expérimenter.

Dessin de Tom et Jerry se pourchassant

Le premier trimestre de la grossesse, Tom et Jerry en pleine action !

Il faut arriver à agir comme avant, tant d’un point de vue personnel, avec les amis et la famille, que professionnel. Bon alors là clairement, j’ai pu arriver à le cacher à la majorité mais pas à tout le monde.

Entourage professionnel :

D’un point de vue professionnel, tout le monde était au courant que j’avais une fibromyalgie – du fait de mes arrêts de travail, de mes changements d’activités… Donc j’ai pu facilement mettre sur le dos de la maladie les coups de pompe, nausées et autres symptômes de la femme enceinte.

Entourage personnel et familial :

D’un point de vue personnel et familial, nous avons vu peu de monde durant cette période. J’étais très fatigué et étant donné que je n’aime pas mentir, nous avons évité pas mal de sorties, restaurants… Clairement je ne me voyais pas, en face d’un ami qui m’aurait demandé : « tu es enceinte ? » le regarder dans les yeux et dire « non ».

Il y a tout de même eu un restaurant où j’ai été découverte. Nous avons fait une sortie avec mes cousines. Et là dès le début du repas, tout le monde a commandé un apéritif. Et moi bien sûr j’ai demandé un cocktail de fruits sans alcool.

Tout le monde s’est retourné vers moi, sauf mon conjoint bien sûr, avec ce regard : « tu es malade ? ». Alors je ne suis pas une alcoolique notoire je vous rassure. Mais pour une sortie au restaurant cela les a étonnés que je commande un jus de fruits d’entrée de jeu.

Photo de trois chiens l'ai très surpris

Tu es malade ?

Mais ce n’est pas ce qu’ils m’ont demandé. Cela a été : « tu es enceinte ? ». Je n’ai pas eu envie de mentir, de dire « non non je suis malade, je suis sous antibiotiques ».

Nous leur avons partagé la bonne nouvelle en leur expliquant que nous étions encore sur la réserve en attendant que le premier trimestre soit passé. Mais cela nous a tout de même permis de fêter une première fois cette grossesse.

Et finalement, le premier trimestre s’est écoulé tranquillement. L’échographie du premier trimestre nous a révélé que tout allait bien. Et la bonne nouvelle a pu être annoncée, notamment à la famille lors de la veillée de Noël. Pas mal comme cadeau de Noël non ?

Photo d'une carte de voeux de Noël annonçant une grossesse

Joyeux Noël !

Et un bon souvenir à ancrer, pour contrer celui de la première grossesse qui s’était mal terminée à Noël justement.

Quel impact cela a-t-il eu sur ma routine quotidienne ?

Avant même de tomber enceinte, j’avais commencé à prendre des compléments alimentaires, conseillés par mon gynécologue.

Prenant en compte la fibromyalgie, son choix s’était porté sur du Gynefam Plus. Ce complément alimentaire contient une liste de vitamines et minéraux (voir ci-dessous) que je dirais « classiques » dans le cas d’une grossesse, et des éléments particulièrement intéressants pour les personnes fibromyalgiques carencés notamment en magnésium et vitamine D.

Minéraux et oligo-éléments:

  • Le fer : nécessaire à la respiration des cellules
  • Le zinc : primordial au métabolisme des glucides, protéines et lipides
  • Le magnésium et le cuivre : qui ont un rôle important dans les réactions enzymatiques,
  • Le manganèse : qui est un nutriment essentiel à la formation des os
  • L’iode : qui agit au niveau de la thyroïde
  • Le sélénium : qui intervient dans le métabolisme des radicaux libres.

Vitamines :

  • vitamine B9 ou acide folique : pour combler les carences en protéine
  • vitamine B1 : pour contribuer au métabolisme alimentaire
  • vitamine B2 : pour aider au métabolisme des protéines, glucides et lipides
  • vitamine B3 : pour traiter l’hypercholestérolémie
  • vitamines B5 : pour contribuer à des performances intellectuelles normales
  • vitamine B6 : essentielle à notre métabolisme et non produite par notre organisme
  • vitamine B8 : qui a une action sur l’organisme et plus particulièrement les cellules cutanéo-muqueuses
  • vitamine B12 : essentielle à la croissance, au bon fonctionnement de toutes les cellules du corps et à l’équilibre du système nerveux
  • vitamine E : qui contient des vertus anti-oxydantes
  • vitamines D : pour entretenir la santé des os et des dents.

Quel impact cela a-t-il eu sur mon activité physique ?

Après avoir été diagnostiquée fibromyalgique, j’ai mis en place plusieurs protocoles afin d’améliorer ma santé.

La pratique d’une activité physique est toujours fortement recommandée dans le cas d’un diagnostic de fibromyalgie. De mon côté je pratiquais déjà le pilates quand j’ai développé les premiers symptômes. Et c’est donc tout naturellement que j’ai continué.

Photo de femmes enceintes pratiquant le pilates

Le pilates est un sport particulièrement intéressant pour les femmes enceintes et fibromyalgiques

Cependant le premier trimestre étant très fatiguant j’ai arrêté le pilates durant cette période, bien décidée à le reprendre au deuxième trimestre… J’ai par contre maintenu une activité physique régulière et modérée (marche) et les visites hebdomadaires chez mon kinésithérapeute.

Quel impact cela a-t-il eu sur mon activité professionnelle ?

Lorsque je suis tombée enceinte j’étais consultante dans une société de conseil depuis plusieurs années. Le diagnostic de la fibromyalgie m’avait alors déjà amené à modifier mon rôle au sein de la société et les missions que j’étais en capacité physique d’entreprendre, en termes d’horaires, de déplacements, de stress…

Le début de la grossesse a coïncidé avec une nouvelle mission qui a eu du mal à démarrer. J’avais donc peu d’activités et de déplacements, ce qui m’était profitable vu mon état de fatigue.

Deuxième trimestre :

Quel impact cela a-t-il eu sur ma santé ?

Avec une diminution importante des nausées et autres problèmes intestinaux, le deuxième trimestre de grossesse s’est même mieux passé que le premier trimestre dans mon cas.

Et j’ai pu retrouver une alimentation plus variée qu’au premier trimestre. Il y a tellement de choses que beaucoup de femmes enceintes s’interdisent pour protéger le bébé, rajouter celles qui me rendaient malades, cela faisait beaucoup !

Photo d'une femme attablée avec des couverts

J’ai faim !

Cette phase est souvent accompagnée de nouveaux symptômes, franchement peu agréables, parmi lesquels peuvent être cités :

  • les hémorroïdes
  • les jambes lourdes et problèmes veineux
  • les vergetures

Je me considère comme chanceuse je n’ai eu aucun de ces symptômes.

Par contre bien sûr, le deuxième trimestre s’est accompagné de :

  • changements mammaires – quoique peu douloureux
  • gain pondéral – quoique limité

Et la fatigue était toujours bien là. Mais au niveau des douleurs, toujours rien à signaler, un vrai bonheur. Et c’est également là que bébé a commencé à bouger. Au début cela m’a été difficile de l’identifier. Mais au fur et à mesure cela est devenu une évidence. Un petit oisillon était en train de faire son nid.

Quel impact cela a-t-il eu sur les relations avec mon entourage ?

Le fait d’avoir passé le premier trimestre avec succès et d’avoir pu annoncer la bonne nouvelle à la famille, les amis et l’entourage professionnel a beaucoup aidé également à cet état de bien être je pense.

Le risque de fausse couche était à présent minime. La prochaine étape était de franchir les grandes étapes de prématurité du bébé pour que ce risque là s’éloigne aussi.

Quel impact cela a-t-il eu sur mon activité physique ?

Mon grand souhait du premier trimestre était de pouvoir retrouver une activité physique au deuxième trimestre, lorsque la fatigue serait devenue moins importante.

Malheureusement je n’ai pas pu concilier la grossesse, l’activité professionnelle et l’activité physique. Je pense que cela m’aurait été néanmoins profitable, en prévoyant des temps de marche plus importants, ou de natation, des temps courts mais réguliers.

Quel impact cela a-t-il eu sur mon activité professionnelle ?

Mon activité de consultante est restée assez limitée durant le deuxième trimestre. J’avais peu de charges, et même plus que ça, je n’en avais pas assez. Ceci m’a provoqué des tensions, il n’est agréable pour personne de rester à attendre sans rien faire.

Je pense que cela a même généré des petites contractions. J’ai dû être arrêtée 1 ou 2 jours afin de me reposer. Il m’a été difficile d’avoir cette arrêt de travail d’ailleurs…

Femme enceinte en visite chez son médecin

Les arrêts de travail lors de la grossesse, pas si évident que cela

Pour l’anecdote, cela peut paraître surprenant, mais j’étais enceinte de 5/6 mois il me semble, et le médecin que j’ai consulté ne voulait pas m’arrêter.

Je connaissais mon médecin généraliste depuis plusieurs années. C’est d’ailleurs avec elle que j’avais passées les différentes étapes de recherche de la maladie lorsque j’avais développé les premiers symptômes de la fibromyalgie. Mais son cabinet était à une vingtaine de minutes de route de chez moi.

Ainsi lorsque je suis tombé enceinte, j’ai craint de devoir faire de la route en voiture pour aller jusqu’à son cabinet en cas de besoin. J’ai donc cherché un médecin plus proche de chez moi, avec des pratiques naturelles type homéopathie.

Au final j’ai consulté ce médecin deux fois.

Une première fois pour une toux persistante, qui m’inquiétait avec la grossesse. Le traitement a été classique : j’ai dû prendre des antibiotiques pour éviter de provoquer une fausse couche avec ma toux. Première déception.

Femme enceinte tenant des médicaments dans sa main

Devoir prendre des antibiotiques en étant enceinte, quelle déception pour moi

Une deuxième fois pour ces petites contractions car j’étais un peu fatiguée et stressée. Et donc il a été difficile d’obtenir un arrêt médical de deux jours pour me reposer. La raison invoquée a été que les médecins étaient maintenant surveillés lorsqu’ils donnaient des arrêts médicaux. Mais c’était la première fois que j’entendais un médecin invoquer cette raison en face d’une femme enceinte qui avait des contractions. Finalement j’ai eu ces 2 jours d’arrêt avant de reprendre le travail.

Photo d'une femme discutant avec son médecin

J’ai dû longuement discuter avec mon médecin pour pouvoir me reposer 2 jours lors de ma grossesse

Résultat, pour les visites suivantes, je suis retournée voir mon médecin généraliste précédent. Conclusion lorsque vous avez trouvé un bon médecin traitant, généraliste ou spécialiste, n’en changez pas ! Ou faites un test préalable.

Troisième trimestre :

Quel impact cela a-t-il eu sur ma santé ?

Ce dernier trimestre s’est également très bien passé. De petits symptômes sont apparus durant ce trimestre mais très limités :

  • augmentation de la fréquence de l’excrétion de l’urine  : sans pour autant me réveiller dans la nuit pour aller uriner
  • sommeil léger : j’ai toujours eu le sommeil très lourd. Durant le dernier trimestre cela s’est légèrement modifié avec quelques réveils nocturnes. Peut-être était-ce une préparation annonciatrice des nuits difficiles qui allaient suivre après la naissance…
Dessin d'une femme réveillée dans la nuit par son bébé à naître

Les nuits du troisième trimestre ont été quelque peu agitées – crédit photo : bonjour grossesse

Le dernier changement qui était de loin le plus plaisant a été de ressentir et VOIR le bébé bouger dans le ventre.

J’avais l’impression de voir NESSY du Loch Ness surgir sous mon ventre tellement elle bougeait (et oui c’est une petite fille !).

Dessin d'une femme enceinte et du bébé dans son ventre bougeant beaucoup

Le bébé bougeait tellement que ses mouvements étaient visibles sur mon ventre – crédit photo : kos et kaos

Quel impact cela a-t-il eu sur mon activité professionnelle ?

J’ai eu la chance de pouvoir continuer à mener mon activité professionnelle sereinement, et de passer le dernier mois d’activité dans l’agence de ma société, sans stress. Je n’ai même pas eu à demander le congé pathologique.

Femme enceinte au travail

J’ai pu rester au travail jusqu’au début de mon congé maternité

Congé maternité :

Mon congé maternité est donc arrivé et j’ai pu profiter de ce temps pour régler différents petits détails dont je ne m’étais pas occupé.

En effet, cette grossesse avait été tellement « relaxante » pour moi, que je ne m’étais pas stressée à :

  • me procurer tout l’équipement nécessaire pour bébé (lit, poussette, vêtements, couches…)
  • créer une liste de naissance

Cette période m’a donc permis de régler tout cela. Et assez rapidement car lors de la visite du septième mois le gynécologue nous a annoncé que bébé risquait d’arriver plus vite que prévu.

Et effectivement 3 semaines plus tard…

Dessin d'une femme enceinte perdant les eaux dans sa cuisine

Oh oh je crois que je viens de perdre les eaux

Accouchement :

Le départ pour la maternité :

J’avais passé une superbe journée avec une amie. Restaurant et shopping, surtout pour elle, car le fait de ressembler à un cachalot échoué ne me donnait pas franchement la possibilité, et l’envie, d’investir !

De retour à la maison, je m’allonge, et patatra je sens un liquide qui s’écoule. Tout ce que j’ai trouvé à dire c’est « Oh oh ».

Non pas « Ho ho ho ».

Dessin d'un père Noël

Ho ! Ho ! Ho !

Mais plutôt « Oh oh » genre…

Femme enceinte regardant sa montre

Il serait peut être temps d’aller à la maternité

Mon conjoint était dans la pièce à côté et là ça a été un peu l’affolement. Surtout de son côté. Cela n’aurait pas dû, il nous avait été répété plusieurs fois qu’en cas de perte des eux nous avions 1h pour arriver à la maternité. Mais en fait la valise n’était pas vraiment finie et avec la circulation un vendredi soir…

Finalement nous sommes arrivés assez rapidement et sereinement. Et là c’est une toute autre aventure qui a commencé.

L’attente :

J’avais effectivement perdu les eaux, enfin la poche des eaux avait dû se fissurer uniquement car j’avais perdu peu de liquide au final.

Cependant cela signifiait que bébé doit naître dans les 12h sinon il y a un risque d’infection apparemment. Pour moi cela voulait dire avant 4h30 du matin !

Et bébé avait beau avoir percé la poche des eaux, finalement il avait dû se raviser et ne pas vouloir sortir car je n’avais pas de contractions efficaces et le col de l’utérus se dilatait lentement.

Après avoir parcouru toute la clinique, pendant que mon conjoint mangeait à côté de moi (alors que moi je ne pouvais pas), et avoir joué au funambule sur le ballon, il a été évident que cela ne suffirait pas. Et donc le gynécologue a décidé de m’injecter de l’ocytocine de synthèse afin de booster tout ça.

Et effectivement ça a marché. Je me suis dit « Ah c’est ça les contractions ».

Dessin d'une femme à la maternité souffrant des contractions

Je comprends mieux ce que contractions veut dire – crédit photo : mademoiselle caroline

La prochaine étape pour moi a été de demander l’anesthésie sous péridurale, et oui je suis une femme faible.

Les douleurs :

La péridurale, quels souvenirs !

A la base je me disais que peut-être du fait de la fibromyalgie, j’avais développé une résistance à la douleur et que j’arriverais à supporter les douleurs de l’accouchement sans péridurale.

Dessin d'un femme à la maternité gérant les douleurs de ses contractions

Les contractions à gérer, facile j’ai l’expérience de la fibromyalgie ! – crédit photo : le grand blagueur

Je me suis bien trompé, j’y ai eu recours. Apparemment l’utilisation d’ocytocine de synthèse a aussi la faculté de générer des contractions plus fortes. Je ne sais pas si c’est vrai mais l’anesthésie ne s’est pas déroulé comme prévu.

L’anesthésiste est venu une première fois me la poser. Au bout d’un moment comme cela ne fonctionnait pas, la sage femme m’a réinjecté du produit.

Comme cela ne fonctionnait toujours pas, la sage femme a rappelé l’anesthésiste qui est revenu changer la péridurale de place même si pour lui elle était bien placée. Et réinjection de produit.

Cela a commencé à être efficace, mais seulement d’un côté. Du coup, il faut se tourner de l’autre côté et réinjecter du produit…

Enfin au final j’ai perdu le compte. Tout ce que je sais c’est qu’entre tout plusieurs heures sont passées et que la péridurale n’a été efficace qu’au moment de pousser.

La délivrance :

Je dois dire que cette partie là par contre n’a pas été difficile pour moi. Quelques poussées seulement et le bout de chou était là. Il était 4h15 du matin, contrat rempli, bébé était né en moins de 12h.

Il y a eu quelques frayeurs au début : double cordon autour du coup et petit poids (2.4 kg) mais ce fut un bébé en pleine santé qui a rejoint nos bras.

Conclusion :

Ma grossesse a vraiment été une période de bonheur. Tellement que beaucoup m’ont dit que j’avais ainsi trouvé une solution à mon problème de fibromyalgie : fonder une famille nombreuse, pour être enceinte quasiment tout le temps.

Dessin d'une maman heureuse avec beaucoup d'enfants autour d'elle

Famille nombreuse – crédit photo : korrig’anne

Merci mais pour le conseil mais je pense que je vais encore chercher d’autres solutions. Ce n’est pas une solution long terme car élever un enfant demande beaucoup d’énergie, alors 5, 6 ou 10 enfants ! De plus un enfant n’est pas un médicament, il ne doit pas être désiré pour résoudre un problème. Cela ne pourra mener qu’à une relation toxique, que j’ai présentée dans mon article « Mères toxiques et Fibromyalgie« .

L’accouchement m’a questionné par contre, notamment ma réaction à la péridurale. Peut-être d’autres femmes souffrant de fibromyalgie ont-elles expérimenté la même chose ?

En tout cas une superbe expérience que je renouvellerai volontiers et qui m’a rassuré dans la possibilité pour une femme souffrant de fibromyalgie de mener une grossesse épanouie et de donner naissance à un bébé en pleine santé.

Si vous aussi vous souhaitez partager votre expérience et aider les autres personnes fibromyalgiques ou en recherche de réponse n’hésitez pas à me contacter via ma page Contact.

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