Allergies, co-pathologie de la Fibromyalgie : comment les combattre ?

Comme vous avez pu le lire dans mon article « Les 100 symptômes de la Fibromyalgie » beaucoup de co-pathologies existent en lien avec la fibromyalgie.

Dans cet article je voudrais vous parler des allergies. C’est un sujet que je connais bien, qui m’accompagne depuis toujours. Mes allergies m’ont beaucoup handicapée, bien moins maintenant. Je vais vous expliquer comment cela s’est passé pour moi.

Un peu plus d’information sur les allergies :

D’après le site Futura Santé :

Définition :

L’allergie est une réaction immunitaire à une certaine substance, comme :

  • le pollen ;
  • les phanères des animaux domestiques (formation épidermique protectrice comme les plumes, les poils, les ongles…) ;
  • certains aliments ou médicaments.

C’est un dérèglement du système immunitaire qui ne tolère plus des substances pourtant inoffensives pour l’organisme : les allergènes.

Causes des allergies :

Les allergies sont souvent liées à des prédispositions génétiques, mais des facteurs environnementaux peuvent jouer un rôle :

  • pollution ;
  • alimentation ;
  • excès d’hygiène…
Infographie sur les allergies

Les allergies : causes, symptômes et traitements – crédit photo : creapharma

Symptômes des allergies :

La réaction se manifeste par :

  • des symptômes respiratoires (éternuements, constriction (resserrement) des voies respiratoires, larmoiement, rhiniteasthme) ;
  • des symptômes cutanés (éruption cutanée, urticaire) ;
  • ou des symptômes généralisés : l’anaphylaxie (ou choc anaphylactique).
Infographie sur les symptômes des allergies

Les symptômes des allergies

Mon parcours allergique :

Bébé :

Premiers symptômes :

J’ai développé des symptômes allergiques très jeune. En tout cas c’est ce que l’on m’a dit.

Tout d’abord j’ai manifesté des allergies alimentaires. Cela m’a occasionné plusieurs réactions :

  • vomissements ;
  • éruption cutanée : l’urticaire créait des papules, des sortes de bulles sur la peau. Pas dangereux mais impressionnant surtout chez un petit bébé.
Bébé qui mange en faisant la grimace

Bébé je réagissais mal à certains aliments

Premiers résultats :

Le lien avec l’alimentation n’a pas été mis en évidence tout de suite. Il a fallu que je subisse tout d’abord :

  • des tests sanguins ;
  • des tests cutanés, aussi appelés pricks-tests.

D’après allergienet les pricks-tests sont pratiqués avec des extraits purifiés d’allergènes (acariens, chat, différents pollens, cafards…) par les techniques du prick (on fait pénétrer un peu d’allergène à l’aide d’une lancette) et de l’intradermo-réaction (on injecte une petite dose de produit).

Photo de pricks-tests

Les pricks-tests s’effectuent généralement à l’intérieur du bras

Ces fameux tests cutanés ont permis de mettre en évidence des allergies :

  • au chocolat ;
  • au poisson frais ;
  • à l’œuf ;
  • et à l’arachide.

Premier traitement :

Pour les allergies alimentaires, le traitement est simple mais pas toujours facilement applicable suivant les aliments concernés.

Etant bébé à cette époque il a été facile de supprimer ces aliments de mon alimentation.

Lorsque les aliments concernés sont le gluten ou le lait de vache par exemple, il peut devenir beaucoup plus difficile de les éviter sans cuisiner tout soi-même.

Enfant :

Evolution des allergies :

Mes allergies alimentaires ont rapidement évolué et se sont transformées dans l’enfance.

D’alimentaires mes allergies sont devenues respiratoires :

  • poils d’animaux (principalement chiens et chats, on repassera pour les animaux de compagnie…) ;
  • pollens et acariens ;
  • graminées.

Les symptômes ont eux aussi évolué :

  • symptômes respiratoires : éternuements, rhinite, asthme ;
  • symptômes cutanés : eczéma.
Photo d'une petite fille qui éternue

Le symptôme le plus important de mes allergies : la rhinite allergique

Evolution du traitement :

Tout comme pour les allergies alimentaires, éviter le contact avec les allergènes et la meilleure solution.

Mais comment éviter en permanence d’être en contact avec des poils, de la poussière ou de l’herbe. On ne peut pas vivre dans une bulle ! C’est là où les anti-histaminiques ont fait leur apparition et ont été mes compagnons pendant de nombreuses années.

Photo de plaquettes de médicaments

Les anti-histaminiques sont devenus mon quotidien à partir de ce moment là

NB : la désensibilisation est également un traitement possible. Mais à l’époque où j’ai développé mes allergies, la trop grande variété de mes allergies m’a empêché de le faire.

Mon quotidien :

J’étais ce que l’on appelle un enfant fragile. Mes allergies m’handicapaient beaucoup, et on me le rappelait souvent, m’empêchant de faire beaucoup de choses.

Bien sûr je ne pouvais pas être au contact des animaux, je passais peu de temps dehors, la maison était aseptisée…

Il est vrai que les réactions allergiques ne se faisaient pas attendre lorsque j’étais en contact avec ces allergènes mais je pense que ce trop grand isolement n’a pas été positif.

Les symptômes quotidiens (éternuements, rhinite, eczéma, asthme de l’effort), malgré les traitements, étaient renforcés par les maladies hivernales auxquelles j’étais très sensible :

  • angine ;
  • bronchite ;
  • rhino-pharyngite.

Et leur cortège d’antibiotiques, quasi automatiques.

Infographie sur les antibiotiques

Les antibiotiques ce n’est pas automatique ! – crédit photo kidiscience

A l’adolescence :

Petit à petit en grandissant j’ai souhaité passer par dessus cette image de « malade », qui ne « pouvait pas faire tout comme tout le monde ».

J’ai commencé par faire du sport, à mon rythme, petit à petit pour combattre mon asthme :

  • l’apnée que j’ai pratiqué l’été m’a aidé à acquérir du souffle ;
  • puis j’ai commencé le hand-ball. D’abord en tant que gardien, pour ménager les efforts, puis dans l’équipe et dans des matchs de plus en plus demandeur physiquement.
Dessin sur le handball

Le hand-ball a été l’un des sports m’aidant dans le traitement de l’asthme

La pathologie était toujours là mais elle avait moins d’implication dans ma vie courante.

Malgré tout, les anti-histaminiques faisaient toujours parti de mon quotidien. Pour moi il en serait toujours ainsi.

Jeune adulte :

Après mon Bac je suis partie faire mes études dans une grande ville, seule et loin de mes parents.

Il allait donc falloir que je me prenne en main, et pour tout, médication inclus. J’ai trouvé un médecin sur place et je faisait renouveler mes anti-histaminiques régulièrement.

Le rythme étudiant effréné (que ce soit au niveau des études que des sorties) m’a parfois fait oublier de renouveler mon traitement.

Il suffisait alors que je ne prenne pas mes médicaments pendant quelques jours pour que mes symptômes s’intensifient énormément d’un coup et que mon état général se dégrade (état de fatigue, limite comateux).

Un nouveau traitement :

Première approche :

J’ai rencontré mon conjoint pendant mes études. Il m’a donc vu :

  • prendre quotidiennement mes médicaments ;
  • parfois dans ces états comateux lorsque je n’en avais plus.

Il m’a parlé de l’homéopathie. Comme quoi lui et sa famille se soignaient beaucoup avec ça et que cela pouvait aider pour beaucoup de petits maux.

De mon côté je ne connaissais pas. On n’en utilisait pas dans ma famille. Mais j’ai bien voulu essayer. Ca ne pouvait pas me faire de mal ?

Photo de tubes homéopathiques

J’ai essayé l’homéopathie comme traitement alternatif

Par la suite, j’ai commencé à en prendre au début des premiers symptômes des maladies hivernales :

  • mal de gorge ;
  • toux.

Chez moi cela se terminait toujours pareil : angine, bronchite, rhino-pharyngite et donc antibiotiques.

Avec l’homéopathie j’ai pu endiguer ces cycles infernaux et combattre ces premiers symptômes sans qu’ils ne se développent trop. Ca n’a pas marché à chaque fois bien sûr mais souvent. Et pour moi c’était un gain énorme dans mon quotidien.

Pourquoi pas aller plus loin ?

L’homéopathie avait fonctionné pour mes petits maux hivernaux alors pourquoi ne pas aller plus loin et s’attaquer aux allergies ?

C’était un peu plus compliqué, je ne pouvais donc pas moi même sélectionner facilement les souches à utiliser. J’ai donc rencontré une homéopathe. Elle a analysé tout mon parcours médical depuis l’enfance (carnet de santé inclus) et son diagnostic est tombé.

J’avais été beaucoup trop vaccinée étant enfant. Et avec mon passé allergique de tout bébé cela n’avait pas été bon pour moi. Mon foie avait stocké les vaccins. Il fallait faire une désensibilisation vaccinale.

En fonction de mon carnet de santé elle a établi un protocole sur plusieurs semaines à partir des dilutions de vaccin que j’avais prises étant enfant.

Dessin d'une femme tenant des tubes homéopathiques

L’homéopathe a créé un protocole pour ma désensibilisation vaccinale

Le résultat :

Rapidement après mes symptômes ont diminué. Au lieu de devoir prendre mon traitement anti-histaminique tout le temps j’ai pu réduire aux périodes sensibles pour moi :

  • le printemps ;
  • l’automne.

Puis petit à petit, le temps sur ces périodes a également diminué, passant d’1 mois, à 3 semaines, puis 2… Jusqu’à ce que ce ne soit plus qu’une prise occasionnelle au besoin suivant l’environnement dans lequel je me trouvais.

Comment cela se passe aujourd’hui ?

Aujourd’hui je ne me rappelle plus la dernière fois où j’ai pris un anti-histaminique. J’en ai toujours dans ma pharmacie. D’ailleurs je pense que leur date va bientôt être dépassée et qu’il va falloir que je les ramène à la pharmacie.

Les effets pour moi ont été progressifs mais bien là. J’ai encore de temps en temps des symptômes que je combats donc ponctuellement avec des préparations homéopathiques faites par mon homéopathe (ciblant larmoiements, rhinites ou gorge qui gratte).

Photo d'une femme assise dans l'herbe

Maintenant je peux profiter des promenades dans la nature

Mais je ne prends plus d’anti-histaminiques ! Je subis encore les maladies hivernales comme tout un chacun mais j’arrive à les passer facilement la plupart du temps avec l’aide de l’homéopathie/

Conclusion :

Je sais que l’homéopathie suscite beaucoup de polémiques et de controverses. Je n’ai pas envie de rentrer dans ce débat là. Je ne suis pas médecin, je ne suis pas impartiale.

Pour ma part, j’ai juste voulu donner un retour vrai de ce que j’avais vécu. Cela m’a beaucoup aidé de faire, pour ainsi dire, disparaître cette co-pathologie. La fibromyalgie m’occupe assez comme ça !

Et je pense que d’autres fibromyalgiques peuvent se retrouver dans la même situation que moi et que mon expérience peut les aider.

Cependant comme tout médicament l’homéopathie est à considérer avec attention. Il faut prendre un avis médical avant de l’utiliser. D’autres pathologies ou d’autres médicaments pouvant interagir avec l’homéopathie mieux vaut consulter avant toute chose et être prudent.

Si vous aussi vous souhaitez partager votre expérience et aider les autres personnes fibromyalgiques ou en recherche de réponse n’hésitez pas à me contacter via ma page Contact.

Nous serions ravis de connaître votre avis

Laisser un commentaire